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Luc Chomarat,
Auteur du Polar de l’Eté

Luc Chomarat est né à Tizi-Ouzou (Algérie) en 1959.
Quand il n’écrit pas pour les gens qui lisent des livres,
il travaille dans la communication.
Il pratique le vélo urbain, la restauration de petits meubles,
la guitare électrique, et la cuisine à l’huile d’olive.
Il vit à Paris.

Contact presse :
pierre.fourniaud@lamanufacturedelivres.com
m.fremont@marestediteur.com

Les livres

Un petit chef-d’œuvre de littérature

Marest 2018

C’est probablement la dernière fois que je me sentirai aussi libre. Libre d’écrire absolument ce que je veux, sans aucune considération pour aucun public d’aucune sorte, qu’il s’agisse de lecteurs fantasmés ou de critiques plus surréels encore.
A l’époque où j’ai écrit l’Espion qui venait du livre, je collectionnais les lettres de refus des éditeurs. Pour un Trou dans la toile, une décennie plus tard, et malgré la parution du Zen, la situation n’avait pas changé. Autant dire que je pouvais me permettre de raconter tout et n’importe quoi, cela ne faisait pas la moindre différence. Quant aux Dix meilleurs films de tous les temps, je ne pensais pas qu’un jour je croiserais quelqu’un d’assez fou pour le publier.
Le Polar de l’été, commencé après avoir obtenu le Grand prix de littérature policière, parle de cette liberté perdue : on attendait mon prochain bouquin. Fini de rire, mon gars, te voilà dans le grand bain.
Histoire de ne pas perdre cette liberté tout à fait, j’ai fait de cette peur l’un des thèmes centraux du livre. Très malin de ma part. Mais ce n’était sans doute pas suffisant. Coincé à un encombrant poste de direction dans la com, contraint d’écrire en cachette de mes subordonnés, au bord de la suffocation, j’ai commencé d’écrire dans la marge du Polar de l’été (que j’écrivais dans la marge de mes travaux officiels) des bribes, parfois nostalgiques, parfois ubuesques, parfois même sexy, selon mon humeur et le moment de la journée.
C’est ainsi que naissent les petits chefs-d’œuvre de littérature. Pas de plan, pas de projet, pas d’idée, pas de storytelling. Et c’est probablement la dernière fois, ne nous racontons pas d’histoires…

Un Petit chef-d’œuvre de littérature de Luc Chomarat (Marest) 140 pages, 9€

Le Polar de l’Eté

La manufacture de livres 2017

Le Polar de l’Eté, c’est ce livre magique que les jolies filles lisent sur la plage en été. Autant dire un objet qui n’existe pas. Comme dit Bogart à la fin du Faucon Maltais : This… is what dreams are made of.
Je trouvais amusant de reprendre un thème assez classique du roman noir, où le protagoniste court après un magot, un jackpot, un graal dont il ne verra jamais la couleur, avec cette petite variante : le magot après lequel il court, c’est le roman lui-même. Très méta. Ca me plaisait bien. C’est donc l’histoire d’un écrivain qui court après le livre de quelqu’un d’autre, dans l’intention de le copier. Donc, dès le début, un petit problème de paternité… Par ailleurs mon héros est un être immature, qui voit ses enfants un peu comme des objets. Mais la vie, parfois, vous oblige à comprendre que les autres existent…
Mon intention était aussi et très arbitrairement d’écrire un roman japonais. Selon ma définition personnelle du roman japonais, évidemment. Pour moi ce sont des livres où il ne se passe absolument rien, et où pourtant quelque chose advient, quelque chose d’important, même si on ne peut pas dire quoi (en tout cas, moi je ne trouve pas). J’ai donc écrit l’histoire d’un copieur qui ne trouve pas l’objet qu’il a décidé de copier, ce qui donne une idée assez juste de la confusion dans laquelle me plonge la lecture des romans japonais.
Je voulais aussi faire un livre en forme de boisson fraîche, un objet vintage, avec une pin-up 50 sur la couverture (merci à mon éditeur de m’avoir suivi) et des personnages un peu hors du temps, quelque chose qui échappe à l’époque. Je voulais écrire un roman où il ne se passe absolument rien, et où pourtant, quelque chose advient.
Et puis, bien sûr, je voulais écrire le Polar de l’été. Une fois dans ma vie.

Le Polar de l’été de Luc Chomarat (la Manufacture) 210 pages, 16,90€

Un trou dans la toile

Rivages/Noir 2016
Grand Prix de Littérature Policière 2016

C’est mon cinquième titre publié, donc je ne suis plus tout à fait un débutant. C’est un peu la raison de ce blog. Je me suis dit qu’il était peut-être temps de faire mon trou sur la toile.

Le livre est né de la conjonction d’un certain nombre d’expériences personnelles, et de souvenirs de lectures, en particulier Borgès (l’Approche d’Almotasim) et Buzzati (auquel je rends un hommage aussi peu discret que possible en prêtant son nom à l’un des principaux protagonistes).

Même si l’histoire a fini par s’inscrire dans le contexte de ce qu’on appelle la digitalisation, mes premières tentatives pour écrire sur une quête aussi absolutiste (la recherche d’un individu dont l’existence est sujette à caution) datent d’une époque où personne ne pensait encore à écrire un mail. Disons que le monde moderne s’est arrangé, pour une fois, pour aller dans mon sens.

Le livre est disponible en version numérique, ce que je trouve très poétique. Ainsi que le hasard inespéré qui l’a inscrit au catalogue Rivages/Noir sous le numéro 1011.

Un trou dans la toile de Luc Chomarat (Rivages/Noir) 272 pages, 8,20 €

Le Zen de nos grands mères

Seuil 2008

Les traductions font l’impasse sur le mot zen (à titre d’exemple, en espagnol, la Sabiduria de nuestras abuellas, Ediciones B, 2008). Quand le livre est sorti, on le trouvait au rayon sociologie de la fnac ou dans d’autres coins improbables. Bref, voici le plus incompris du panier. J’en suis venu à me poser la question : qu’est-ce que je voulais bien dire avec cette chose ?
Mais les crises de confiance, comme le reste, ont une fin. Je ne me suis pas trompé en essayant, comme tant d’autres avant moi, de rappeler que le Zen ne consiste pas forcément à respirer de l’encens devant un bol de riz vide. C’est un état d’esprit (ou un non-état d’esprit) qu’il est toujours intéressant d’essayer de circonscrire en s’amusant, parce que ça fait passer la journée. Découvrez comment votre grand-mère peut vous mener au satori à coups de maximes bien senties.

Le Zen de nos grands-mères de Luc Chomarat (Seuil) 142 pages, 12 €

After dark my sweet

Rivages/Noir

Je suis très fier d’avoir traduit Jim Thompson.
C’est le seul livre que j’ai traduit, et je ne pense pas revenir un jour à la traduction. C’est donc une bénédiction d’être tombé sur un auteur que j’admire, et dont la découverte en mes jeunes années a été un choc. Ca peut. Stephen King disait quand même de lui qu’il était le seul à ne s’arrêter nulle part dans l’horreur.

Le Polar de l’Eté

Points 2018

Le Polar de l’été a vécu son deuxième été, en édition de poche cette fois-ci. Bel exercice chez Points qui a conservé l’esprit vintage, en allant chercher du côté de Lichtenstein et du Pop art. C’est d’ailleurs par là que Télérama aborde l’objet, dans sa sélection… de polars pour l’été : « On aime la couverture trompeuse, wharolienne, de ce roman délicieusement manipulateur, rouge flashy avec ce titre éclatant : Le Polar de l’été. Car le polar ici n’est qu’un MacGuffin hitchcockien, un prétexte pour raconter autre chose. Le narrateur est écrivain, il court tout au long du livre à la poursuite d’un roman hard-boiled oublié des années 60, dont il garde un souvenir vague mais persistant. Et s’il le réécrivait pour en faire le roman que toutes les filles en bikini liraient sur la plage ? Et s’il écrivait, une fois dans sa vie, le polar de l’été ? A la poursuite du livre oublié, l’auteur revient chez lui, auprès de sa mère, retrouve son frère. Sa quête devient existentielle, et le roman se retourne, emprunte des chemins que le lecteur n’imaginait pas. Le temps qui passe, les amours qui se dérobent, l’enfance, les relations filiales. C’est piquant, subtil, drôle, mélancolique. Ce n’est certes pas le polar de l’été, c’est bien mieux que ça !

Le Polar de l’été de Luc Chomarat (Points) 210 pages, 6,50€

Les dix meilleurs films de tous les temps

Marest Editeur 2017

Serge Kaganski a parlé si intelligemment du livre dans les Inrocks que je ne résiste pas au plaisir de le citer (presque) intégralement : «Voilà un petit livre de cinéma assez merveilleux. Son auteur, Luc Chomarat (Grand Prix de la littérature policière 2016 pour Un trou dans la toile), est un virtuose du paradoxe, de la concision et de l’humour raffiné. Première fausse piste, le titre de son ouvrage. Il apparaît assez vite que notre homme ne va jamais dresser cette fameuse liste mais trouver prétexte en cet exercice à la fois ludique et vain pour parler de quelques cinéastes qu’il chérit.
A commencer par Yasujirô Ozu. A lire ses chapitres-bonsaïs, Chomarat semble avoir été contaminé par le sens de l’understatement et la limpidité du maître japonais.» (…)
Tout au long du livre truffé de (…) dialectiques désopilantes et de développements minimalistes, Chomarat dit ainsi le vrai en prêchant le faux, établissant l’air de rien quelques hypothèses profondes et inédites sur l’érotisme du cinéma d’Ozu, sur la différence entre Ozu et Naruse, ou osant des comparaisons intrigantes et pas idiotes entre Chishû Ryû (acteur fétiche d’Ozu) et John Wayne. Il applique le même traitement léger/profond, amusé/sérieux à Mario Bava, Dario Argento, John Ford ou Andreï Tarkovski, dont il montre à quel point les films sont ennuyeux et géniaux.
Ce livre fait un bien fou parce qu’il désacralise sans agressivité l’esprit de sérieux et de chapelle qui alourdit parfois la cinéphilie et la critique. Chomarat nous réapprend que le cinéma n’est pas obligatoirement un prétexte à guerre de positions ou un paillasson pour thésards pédants mais un terrain de jeu, un gai savoir incertain et subjectif qui n’exclut d’ailleurs nullement l’intelligence et la réflexion, comme le prouve ce livre élégant, subtil et souriant. »

Les Dix Meilleurs Films de tous les temps de Luc Chomarat (Marest Editeur), 120 pages, 9 €

L’espion qui venait du livre

Rivages/Noir 2014

 

L’écriture de l’aventure devient l’aventure de l’écriture. J’ai trouvé cette jolie formule, reprise de Jean Ricardou, dans la critique de l’Espion par Alain Nicolas dans l’Humanité.  Je n’aurais pas pu pitcher mon livre avec plus de précision et d’intelligence. L’espion n’est donc pas un roman policier, encore moins un roman d’espionnage, même s’il en utilise le folklore, pour lequel j’ai une tendresse particulière. Il s’agit effectivement d’une réflexion sur l’écriture. Partant, sur le plaisir. Puisque certains d’entre nous prennent encore du plaisir à lire des bouquins, et à d’autres activités dont la rentabilité immédiate peut être questionnée. Je me suis beaucoup amusé à l’écrire, ce qui ne m’empêche pas d’être très sérieux quant à ma définition, puisqu’on en parle, de la culture, et du plaisir, de toutes ces choses me semble-t-il un peu foulées au pied de nos jours. Comme tous les espions, il trompe son monde. C’est mon livre le plus engagé.

L’Espion qui venait du livre de Luc Chomarat (Rivages/Noir) 188 pages, 7 €

La Publicité

Que sais-je ? 2013

Ecrire un Que sais-je ?, outre que ça vous permet d’entrer dans la catégorie des experts, c’est tout simplement culte. 169 millions d’exemplaires dans le monde, quand même.
Et puis, un Que sais-je ?, c’est comme une DS21, un Laguiole ou un Bic Cristal. Ca fait partie du patrimoine.
En ce qui concerne la publicité, je vous prie de croire que je me suis appliqué. Je me suis même permis de donner mon point de vue de ci de là. Parce que c’était mon métier. Malgré tout, je me suis documenté avant. Ce fut une expérience très intéressante. D’abord parce qu’il existe une littérature copieuse sur le marketing, et une iconographie certaine sur la publicité. Mais on ne vous explique pas comment on passe de l’un à l’autre. Le gouffre béant entre commerciaux et créatifs, que j’ai connu toute ma vie professionnelle, reste à combler.
Si vous cherchez un bouquin qui ne diabolise pas cette profession, tout en expliquant comment ça se passe vraiment à l’intérieur des murs, this is it.

La publicité de Luc Chomarat (Que sais-je ?) 125 pages, 9 €

La folle du roi

fleuve noir 1982

J’ai écrit la folle du roi à vingt ans. J’étais un enfant, et j’écrivais comme un enfant. Je jouais à écrire un roman hard-boiled. Le Magazine littéraire m’a pourtant cité, sous la plume de Claude Mesplède, comme un des 50 auteurs vivants qui comptaient dans le genre. Je ne peux qu’être reconnaissant, encore aujourd’hui, de cet accueil chaleureux.

Children's corner

Je me suis aventuré deux fois dans la jeunesse, une fois en compagnie de Praline (4 titres) une chipie dégingandée qui a eu son petit mot dans Elle, et même les honneurs de la télé. Et une fois avec Bruce (4 titres) garnement un peu autiste en bichromie.
Ecrire pour les petits est un exercice difficile, en tout cas pour moi. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. Stay tuned, comme disent les enfants.